Gouet d'Italie ou Arum d'Italie ou Pied-de-veau Arum italicum (13694 - Balaing - avril)
Floraison
Altitude
Milieu
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1700m 0
Réf. : La
Grande Flore Illustrée des Pyrénées Description : Plante vivace de taille médiocre
(50cm au plus) à rhizome très court renflé
en tubercule. Les feuilles se développent dès l'automne
; le limbe en fer de hallebarde, orné de taches claires et
d'un réseau de veines d'un blanc jaunâtre, est supporté
par un long pétiole engainant à la base. L'inflorescence est composée par une grande
spathe blanchâtre, lancéolée, qui entoure un
axe charnu (spadice). Ce dernier porte à partir du bas les
ovaires, les étamines entre 2 couronnes de filaments stériles,
et se termine en massue aussi longue que son pédoncule. Le
fruit composé de baies d'un rouge éclatant prend l'aspect
d'une grappe compacte dressée. Dans les Pyrénées
: Prairies, haies, sous-bois sur l'ensemble de la chaîne. Fréquence et Répartition
en France Phytothérapie
- Cuisine - Autres usages
- Remarques Attention à la grande toxicité de la plante fraîche
Flor de la primavera Aro Arto Hojas
de fuego Matafuego Sarriassa Trigontino Arum Orella-d'ase Rapa femella
jarro-dos-campos
Italiaanse Aronskelk Drakenwortel
Phytothérapie Attention à la grande toxicité de la plante fraîche (surtout les feuilles et les
fruits) qui serait due à une substance chimique proche de la conicine qu'elle
contient. En homéopathie l'essence de la racine (récoltée avant la pousse des feuilles)
serait utilisée dans les laryngites. Elle contient également une saponine. La racine a cependant
été utilisée couramment et l'emploi de feuilles fraîches en usage externe est
également cité. La racine serait expectorante, purgative et a été employée
dans les cas d'affections chroniques des voies respiratoires. Les feuilles
fraîches et la racine par voie externe seraient détersives. Cazin les utilisait
comme maturatif des abcès froids ou pour la détersion des ulcères.
Cuisine Tubercule toxique à l'état frais, comestible après épluchage et ébullition en
plusieurs eaux. On en aurait tiré une fécule pour faire du pain sous la
révolution. A servi à l'alimentation des porcs.
Autres usages L'arum était considéré comme une plante magique, chassant les mauvais esprits. Autrefois, les femmes faisaient préparer de l'eau distillée de
racines d'arum, qui avait pour vertu de les embellir et de faire disparaître les
rides du visage.
Remarques Monocotylédone à nervures non parallèles. Grande fausse fleur blanche appelée
spathe. Capture les insectes pour assurer la fécondation : Les fleurs femelles
sont les premières à être mures, et restent fécondables un certain temps. En
même temps, l'énergie de combustion due à la respiration est (exceptionnellement
chez l'arum) non stockée mais éliminée sous forme de chaleur par la massue du
spadice (jusqu'à 25 à 40°C). Ce dégagement de chaleur entraîne la formation de
substances, d'odeur cadavérique, à base d'ammoniaque et d'amines qui attirent
les mouches. Celles-ci cherchent à se poser sur la massue rendue glissante par
la sécrétion de gouttelettes huileuses. Les insectes tombent alors au fond de la
spathe où les couronnes de poils les retiennent prisonniers. Ceux qui avaient
'récolté' du pollen sur d'autres Arum le déposent sur les stigmates. Pendant la
nuit, les fleurs mâles mûrissent à leur tour ; les poils qui les surmontent se
flétrissent et se dessèchent, libérant les insectes qui au passage se chargent
de nouveau pollen. Le gouet est associé, dans le langage des fleurs, au mot « ardeur » : cela
serait dû au fait que, lors de la fécondation, le spadice jaunâtre de l'arum
acquiert un degré de chaleur très marqué
et qui dure plusieurs heures.