Gui des feuillus
Viscum album

Famille des Santalacées
Photos
du
webmestre
et
croquis
botanique

Gui des feuillus - Viscum album Gui des feuillus - Viscum album Gui des feuillus - Viscum album
Photos : 64 - Serres-Castet - 03/2004
Croquis : Lindman C.A.M., Bilder ur Nordens Flora (1922-1926)

Floraison
J F M A M J J A S O N D

Observations
sur
le terrain

Document
Tela Botanica

Ecologie Flore des forêts, buissons, haies Altitude : 0 à 1700 m
Dans les Pyrénées : L'espèce parasite fréquemment Pin sylvestre et Sapin ; il est commun sur Pommiers, Alisiers, Aubépines, Tilleuls, Robiniers, certains Peupliers et Saules ...
Description Référence : La Grande Flore Illustrée des Pyrénées
Solidement fixé à son hôte par des cordons qui rayonnent sous l'écorce et émettent des suçoirs enfoncés dans l'épaisseur du bois.
La touffe est composée d'une succession de rameaux cylindriques lisses, opposés ou verticillés, du même vert que les feuilles, ces dernières coriaces, épaisses et persistantes.
A l'aisselle des feuilles et à l'extrémité des rameaux s'ouvrent les fleurs jaunâtres à 4 divisions, mâles et femelles sur des pieds distincts, les 1ères à anthères appliquées sur les divisions du périanthe, libérant le pollen par de nombreuses pores, les secondes contenant l'ovaire qui se convertira, à la fin de l'été, en une sorte de baie blanche, translucide, à pulpe très visqueuse.
Les oiseaux assurent la dissémination des graines qui se collent sur les arbres perchoirs.
Divers Phytothérapie
Les baies sont toxiques pour le coeur

Parties utilisées :
les tiges et les feuilles
Principaux constituants :
alcaloïde(viscotoxine) - choline - saponosides - flavonoïdes - glucosides - acide aminés
Propriétés :
vasodilatateur - hypotenseur (action central sur le système vasomoteur, également sur artérioles et capillaires) - antispasmodique - diurétique éliminateur d'urée (associé souvent avec la scille) - décongestif - anti cancer (par sa viscotoxine, stimulant du thymus)
Usage interne :
artériosclérose - hypotenseur et ses troubles - néphrites chroniques - hémorragies congestives (ménorragies, hémoptysies, épistaxis) - crises nerveuses, épilepsie, convulsion, hystérie, danse de saint-Gui - migraines - albuminurie - asthme - coqueluche - ménopause et ses symptômes (palpitation, tachycardie, troubles circulatoire périphérique, dyspnée) - prostatisme - goutte - cancers
Usage externe :
pertes blanches - algies rhumatismales - névrites - sciatiques 
Autres usages
Suspendu aux lustres ou au-dessus d'une porte, le gui fait partie de l'ornement. A Noël, et particulièrement le Jour de l'an à minuit précisément, la tradition veut que l'on s'embrasse sous une branche de gui, symbole de prospérité et de longue vie.
Des lois de 1888 et 1893, non abrogées, font obligation de détruire le gui, gare aux procès-verbaux.
Pour les Druides, cette plante était sacrée en raison de ses propriétés soi-disant miraculeuses (guérison, protection contre toutes sortes de maux et contre les méfaits de la sorcellerie).
Servait à confectionner la glu pour capturer les petits oiseaus ou empêcher les chenilles de monter dans les arbres.
Cette fiche vous est offerte par A Fleur de PAU, votre portail Nature du Sud-Ouest (et d'ailleurs !), à retrouver sur
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