Gui des feuillus Viscum
album (64-Serres-Castet-03/2004)
Fréquence- Floraison
Altitude
Milieu
fréquent
J
F
M
A
M
J
J
A
S
O
N
D
1700m 0
Référence
: La
Grande Flore Illustrée des Pyrénées Description : Solidement fixé à
son hôte par des cordons qui rayonnent sous l'écorce
et émettent des suçoirs enfoncés dans l'épaisseur
du bois. La touffe est composée d'une succession de rameaux
cylindriques lisses, opposés ou verticillés, du même
vert que les feuilles, ces dernières coriaces, épaisses
et persistantes. A l'aisselle des feuilles
et à l'extrémité des rameaux s'ouvrent les
fleurs jaunâtres à 4 divisions, mâles et femelles
sur des pieds distincts, les 1ères à anthères
appliquées sur les divisions du périanthe, libérant
le pollen par de nombreuses pores, les secondes contenant l'ovaire
qui se convertira, à la fin de l'été, en une
sorte de baie blanche, translucide, à pulpe très visqueuse.
Les oiseaux assurent la dissémination des graines qui se
collent sur les arbres perchoirs. Dans les Pyrénées
: L'espèce parasite fréquemment Pin sylvestre et Sapin
; il est commun sur Pommiers, Alisiers, Aubépines, Tilleuls,
Robiniers, certains Peupliers et Saules ... Phytothérapie
- Autres usages
Phytothérapie
Les baies sont toxiques pour le coeur Parties utilisées
: les tiges et les feuilles Principaux constituants
: alcaloïde(viscotoxine) - choline - saponosides - flavonoïdes
- glucosides - acide aminés Propriétés
: vasodilatateur - hypotenseur (action central sur le système
vasomoteur, également sur artérioles et capillaires)
- antispasmodique - diurétique éliminateur d'urée
(associé souvent avec la scille) - décongestif - anti
cancer (par sa viscotoxine, stimulant du thymus) Usage interne
: artériosclérose - hypotenseur et ses troubles
- néphrites chroniques - hémorragies congestives (ménorragies,
hémoptysies, épistaxis) - crises nerveuses, épilepsie,
convulsion, hystérie, danse de saint-Gui - migraines - albuminurie
- asthme - coqueluche - ménopause et ses symptômes
(palpitation, tachycardie, troubles circulatoire périphérique,
dyspnée) - prostatisme - goutte - cancers Usage externe
: pertes blanches - algies rhumatismales - névrites -
sciatiques
Autres usages Suspendu aux lustres ou au-dessus d'une porte, le gui fait partie de l'ornement.
A Noël, et particulièrement le Jour de l'an à minuit précisément, la tradition
veut que l'on s'embrasse sous une branche de gui, symbole de prospérité et de
longue vie. Des lois de 1888
et 1893, non abrogées, font obligation de détruire le gui, gare
aux procès-verbaux. Pour les Druides, cette plante était sacrée
en raison de ses propriétés soi-disant miraculeuses (guérison, protection contre
toutes sortes de maux et contre les méfaits de la sorcellerie). Servait
à confectionner la glu pour capturer les petits oiseaus ou
empêcher les chenilles de monter dans les arbres.